Henry VIII, jeune roi plein d'ambition, prend le trône d'angleterre. C'est un regne plein d'intrigues qui se prépare.
 
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La tristesse est poésie, toutes les fois où la tristesse est sans cause. [PV Aymeric]

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Aliénor M. Delacours

MESSAGES : 487
DATE D'INSCRIPTION : 08/05/2011
HUMEUR : Troublée

MessageSujet: La tristesse est poésie, toutes les fois où la tristesse est sans cause. [PV Aymeric] Ven 10 Juin - 1:44

Aymeric & Aliénor




    La pluie tombait en abondance, sans relâche et avec une puissance inhabituelle pour la saison. Aliénor regardait au travers de la vitre de verre mais ne distinguait que de grandes taches informes de couleurs: du vert et du marron. La buée qui se formait au dehors de la bouche de la française allait se déposer sur le vitrage des ouvertures de la calèche; et assise, sur le banc robuste et solide, elle s’imaginait des plans pour regagner ses appartements sans se faire remarquer par les habitants. Bien sur, il était impossible que quelqu’un ne la voit pas, où du moins sa silhouette; mais peut être pourra-elle cacher son identité aux badauds des couloirs... La demoiselle soupirait une nouvelle fois et baissait le regard sur ses mains gantées; dérivant jusqu'à ses jupons et les pans de sa robe; elle se mit à rire jaune. Observant ses habits, un rictus étirait ses lèvres vermeilles. Un robe violine: sombre, terne, maussade et triste; cadeau de la reine de France, se qui était une délicate attention à la base mais qui tournait au complot prévu plus l'échéance du retour à la cour anglaise se rapprochait. Aliénor se doutait finalement que, bien trop souvent mise à l'écart, la souveraine avait eu vent des aventures et soucis de sa préférée et lui avait offert un présent qui avait pour but de la mettre dans le 'rang'.
    Un soubresaut du carrosse sortit Aliénor de sa torpeur en la faisant se pencher sur le coté, la tête sur les genoux de sa suivante. Se relevant calmement, elle adressait un sourire confus à cette dernière qui haussait les épaules en grimaçant d'ironie. Elles se mirent à rire... Jusqu'aux coups retentissant sur le toit.

    - Mademoiselle, nous arrivons aux grilles du Whitehall. Préparez-vous.

    Aliénor tapa à son tour sur le haut de la calèche, trois petits coups secs et rapide; signe qu'elle avait compris puis tournant son visage vers sa compagne de route, elles se mirent en action. Tandis que la suivante cherchant dans une petite malle un voile sombre, la française attachait ses cheveux en un chignon sauvage et fougueux. Se mettant dos à la domestique, elle lui entourait de prime abord le cou puis une partie du visage avant de coincer les bouts de l'étole sous un petit chapeau discret, accessoire accordé à la robe. Quelques mèches rebelles sortirent de la coiffure, trahissant son identité mais qu'importe. Une capeline grise foncée vint se rajouter sur les épaules de la jeune femme, juste à temps... La portière s'ouvrit brutalement faisant entrer la fraicheur. Resserrant sa prise sur le tissu de sa robe, Aliénor sortit en courant de l'habitacle pour se réfugier sous le préau du palais mais se retournant, elle aperçut ses serviteurs trempés jusqu'aux os et sans protection sous les trombes d'eau et, alors qu'elle allait se lancer vers eux, la voix du cocher se fit entendre au travers du rideau de pluie.

    - Ne vous inquiétez pas Mademoiselle Aliénor! Nous nous chargeons de tout, rentrez dans vos appartements; nous arriverons incessamment sous peu!

    Se mordant violemment les lèvres, elle se mit à suivre sa suivante qui la tirait par la manche. A grande enjambées, elle se dirigeait vers ses appartements. Pourquoi étaient-ils si loin, si éloignés de l'entrée... Regardait droit devant elle, Aliénor accélérait le pas; ne voulant croiser personne et quand la porte tant espérée s'offrit enfin à sa vue; la belle rousse se mit presque à courir vers elle. Poussant le lourd battant de bois et s'engouffrant dans la pièce, elle poussait un long soupir de soulagement. Elle attendit quelques instants que sa servante la rejoigne avant de fermer la porte mais, elle n'arrivait pas. C'est alors qu'elle entendit, comme un murmure:

    - Mademoiselle, je vais quérir votre père et lui annoncer votre retour!
    - Merci Madeleine, je t'en suis reconnaissante...


    Mais déjà, la dame était loin; surement trop heureuse de pouvoir se dégourdir les jambes après un retour dès plus ennuyeux. Comme elle la comprenait... Rabattant le loquet, elle s'enfermait dans la pièce obscurcie. Elle s'avançait alors vers sa coiffeuse et s’asseyait à peine sur le petit tabouret de bois lorsque des claquements timides résonnèrent derrière la porte. Commençant à enlever les épingles qui retenait sa coiffe en place, elle lançait à vois haute.

    - Tu as été plus que rapide Madeleine, mais je t'en prie entre!
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La tristesse est poésie, toutes les fois où la tristesse est sans cause. [PV Aymeric]

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