Henry VIII, jeune roi plein d'ambition, prend le trône d'angleterre. C'est un regne plein d'intrigues qui se prépare.
 
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Le combat des sexes est rude, bien plus que la guerre. [PV Henry]

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Aliénor M. Delacours

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MessageSujet: Le combat des sexes est rude, bien plus que la guerre. [PV Henry] Sam 4 Juin - 18:36

Henry, Aliénor et Thomas



    Il en fallait du courage pour se mesurer au roi d'Angleterre; ou être totalement fou. Dans la cas d'Aliénor, il s’agissait plutôt d'un cas d'irritation aiguë. La jeune femme ne pouvait supporter le caractère horripilant et exécrable du jeune homme lorsqu'il se trouvait dans ses mauvais jours; les pires qu'y puissent arriver. Ainsi, elle s'opposait à lui; montait au créneau et lui tenait tête le plus souvent qu'elle pouvait. Elle se voulait de ceux qui non pas la parole au gouvernement, des oubliés et des incompris; de ceux qui ne se battent que pour survivre et qui espèrent un jour d'être entendu par leur souverain. Bien évidemment, tout ceci n'était qu'une utopie pour ces gens là, le bas peuple composé des personnes les plus humbles et les plus honnêtes que puissent compter le royaume anglais. La belle française n'était pas de cet univers mais pourtant, elle avait grandi parmi ces gens d'en bas; elle avait joué dans la boue avec les autres enfants, elle avait eu la peau tannée par le soleil d'été tapant, elle avait planté et ramassé les légumes avec les paysans, elle avait même appris à cuisiner! Dans ce monde d'humilité et de simplicité, elle avait trouvé un certain équilibre; et bien qu'à présent, elle vive à plein temps comme une demoiselle, elle trouvait toujours le temps et l'énergie pour protéger et défendre ces qui lui avait tant inculqué dans sa tendre enfance.
    A l'inverse, au total opposé de monde, se trouvait celui dans lequel elle était née et dans lequel elle était plongée et reconnue: l'aristocratie. Elle était une dame de la cours, étrangère certes, mais tout de même. Fille d'ambassadeur, elle devait tenir son rôle de jeune fille noble au mieux et montrer les bons cotés de la France, son pays natal. Mais au final, elle montrait plutôt son petit caractère et ne tenait pas en place. Elle n'avait pas peur de cet endroit et des gens qui y avait le pouvoir, ainsi, gagnait-elle une réputation de femme à la fois insolente et charmante, téméraire et agréable...
    Aussi, quand elle s'excusa ironiquement devant le roi et que celui ci compris son jeu et y entra, elle se sentit quelque peu soulagé de ne pas avoir à les voir subir la colère d'Henry et à peine fut-elle en selle de nouveau, que le souverain qui s'était approché d'elle sur sa monture, lui soufflait à l'oreille. Il voulait la raccompagner en personne au domaine pour que la discussion, ou plutôt la dispute, se poursuive entre eux deux seulement.

    Il venait de lui souffler au creux de l'oreille qu'elle était une 'pauvre sotte'; était-il encore... poli! Car on sentait bien dans sa voix qu'il était dans une rage intense. Ainsi, elle talonnait sa monture à la suite de l'étalon immaculée lorsque le roi se lançait au devant d'elle. Pour une fois, elle restait en retrait et se contentait de le suivre, presque fidèlement, comme une ombre aux multiples reflets colorés. A pleine vitesse, les chevaux parcourant des lieux en très peu de temps, fonçaient droit vers le palais royal. Aussi fut-ils arrivés plusieurs minutes plus tard. Un palefrenier était déjà là pour prendre en charge le fougueux destrier de son altesse et lorsque ce dernier posa pieds à terre, le jeune garçon s’affairait déjà à prodiguer les meilleurs soin à l'animal. Quand à elle, se fut son ami Gary qui revint s'occuper de la jument haletante et après avoir aidé galamment la française à descendre de son haquenée, elle lui offrit un sourire timide en lançant un regard vers le roi; le garçon d'écurie dut comprendre car il s'inclinait profondément et articulait un petit 'courage' à l'intention d'Aliénor. Aussi, lorsqu'elle fut sur que sa belle jument soit entre de bonnes mains, elle suivit le monarque dans l'antre du castel. Au terme de plusieurs secondes, qui parurent une éternité pour la belle rousse, le seigneur des saxons se stoppait net et se retournant violemment vers elle; il se mit à hurler.

    « Comment avez-vous pu oser me traiter de la sorte ! Je n’accepterais aucune de vos excuses jeune insolente ! Vous…vous m’avez tout simplement humilié en public, et ce, avec un naturel et une franchise déconcertante !...Je ne peux supporter telle injure ! Vous mériteriez sans plus attendre que je vous mette aux fers ! »

    Elle se doutait qu'une telle réaction serait sienne au vue de son attitude désinvolte et impertinente. Aussi elle ne fit aucun mouvement, accusant simplement le coup d'une telle fureur à son encontre. Aliénor se tenait droite, le visage relevé où se peignait une assurance à toute épreuve. Elle ne tenait plus en place et bouillait intérieurement; aussi ne put-elle se contenir plus longtemps.

    - Alors n'hésitez pas à m'y jeter! Vous êtes le plus insultant de nous deux car vous ne faites pas plus attention aux gens de votre peuple qu'aux insectes que vous piétinait. Je me porte pour la voix de ce peuple que vous méprisez! Ces gens qui vont font vivre, vous et votre horde de petits nobles hypocrites!!

    Elle venait de hurler mais ne s'entendait pas, quelques larmes perlaient aux coins de ses yeux et commençaient à rouler sur ses joues d'ivoire. Elle était au moins autant en colère qu'Henry et savait qu'elle risquait de s'y bruler; mais elle ne pouvait laisser passer une occasion pareille de lui dire ses quatre vérités, face à face et seul à seul.


Dernière édition par Aliénor M. Delacours le Lun 6 Juin - 23:56, édité 2 fois
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Henry Tudor
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MessageSujet: Re: Le combat des sexes est rude, bien plus que la guerre. [PV Henry] Lun 6 Juin - 22:39

    Les pas de Sa Majesté l’avaient porté tout naturellement dans les couloirs du château de Whitehall Palace. Oui, ici Henry était certain d’être seul et de ne pas avoir de curieux autour de lui, car la scène qui allait se jouer là pouvait être une véritable friandise pour certaines commères de la cour et Henry n’avait nullement besoin d’autres rumeurs et commérages le concernant.
    Le martèlement énergique des pas du Roi résonnait bruyamment dans les couloirs et ses botes d’équitation accentuaient de façon certaines ce bruit régulier et déterminé. Les bras d’Henry se balançaient symétriquement le long de son corps et son regard noir était rivé droit devant lui. Oui, quiconque l’aurait vu dans cet état en aurait aisément déduit que le souverain se trouvait dans une grande colère ! Dans une telle situation, il était préférable pour les habitants du Royaume de se trouver loin d’Henry et d’éviter de barrer sa route ; c’est du moins ce qu’aurait fait la plupart des sujets de Sa Majesté pour éviter de mettre sa vie en danger.
    Or voilà, le roi n’était pas seul; une jeune femme nommée Aliénor Delacours était sur ses talons et semblait tout aussi furieuse qu’Henry. Une querelle sans précédent avait éclaté entre la fille de l’ambassadeur de France et le roi d’Angleterre !
    Le roi était véritablement d’une humeur massacrante car la réaction qu’avait eu Aliénor à son égard était plus qu’inadmissible et la patiente de Sa Majesté avait ses bornes. Oui, Aliénor était connue à la cour pour son tempérament fort et intrépide ; nombre de fois Henry et Lady Delacours avaient été en désaccord, mais jamais encore la jeune femme avait osé s’opposer et critiquer ainsi le roi…

    Henry stoppa donc enfon sa marche et se retourna brusquement fac e à Aliénor. Son regard était ampli de haine et ses yeux injectés de sang auraient pu sortir de leurs orbites si cela avait été possible. Il fusilla la demoiselle du regard attendant que cette dernière réagisse à ses accusations précédemment évoquées…Certes, la fille de l’ambassadeur c’était excusée dans les champs mais cela n’avait rien eu de sincère. Non, son ton c’était fait ironique, moqueur et blâmant. Les soit disant excuses s’Aliénor n’avaient fait qu’accentuer la rage d’Henry. Maintenant seul à seul, Henry attendit de véritables excuses sincères de la jeune femme. Toutefois, contre toute attente, cette dernière répondit d’une voix très sure et Lady Aliénor répliqua avec assurance des mots que jamais personne n’aurait osé prononcer envers Sa Majesté «Alors n'hésitez pas à m'y jeter! Vous êtes le plus insultant de nous deux car vous ne faites pas plus attention aux gens de votre peuple qu'aux insectes que vous piétinait. Je me porte pour la voix de ce peuple que vous méprisez! Ces gens qui vont font vivre, vous et votre horde de petits nobles hypocrites!! ».
    Henry en resta bouché Bé. Avait-elle osé le rabaisser et le critiquer à un si haut point ?! Le roi garda son regard rivé sur la fille de l’ambassadeur, visage fermé. Un petit silence s’installa entre eux.
    Puis, quelques minutes plus tard, alors qu’on aurait pu entendre une mouche voler, la réaction de Sa Majesté ne se fit pas attendre d’avantage…Il leva son bras droit et, sans aucune hésitation ou signe de remord apparent sur son visage, il gifla violement Aliénor. Le son que produisit la claque résonna dans les couloirs… Henry était vraiment hors de lui ; Il était véritablement dans une colère immense pour qu’il perde ainsi le contrôle de son corps !
    Il resta silencieux, son regard toujours rivé sur Lady Delacours et sa respiration forte et irrégulière.
    Malgré tout, Henry et Aliénor n’étaient désormais plus seuls dans ces couloirs sombres. Non, on pouvait dès lors entendre de nouveaux pas précipités résonner et se diriger dans leur direction…

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Thomas Cromwell

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MessageSujet: Re: Le combat des sexes est rude, bien plus que la guerre. [PV Henry] Mar 7 Juin - 2:18



    Toujours aussi affairé, Cromwell avait passé cette journée le nez fourré dans la paperasse. Cette tâche harassante mais néanmoins nécessaire l'avait énormément épuisé, si bien qu'il souhaitait prendre l'air juste pendant cinq petites minutes... Cependant, le travail le poursuivait et l'avait réduit en esclavage. Un de ses clercs lui rapporta une nouvelle mission, il devait s'entretenir avec un ambassadeur, un rendez vous que le secrétaire avait complètement oublié. Après un soupir de mécontentement, Thomas, résigné, se dirigea vers les appartements du diplomate sus-cité et emprunta un long couloir, anormalement calme. Au fil de sa progression, le secrétaire se mit à entendre des échos, une voix forte qui paraissait gronder au loin comme le tonnerre avant la tempête. Cette voix était reconnaissable entre mille, c'était celle du Roi. Afin de ne pas manquer une miette de la conversation, Thomas s'arrêta, évitant ainsi de recouvrir la voix du souverain du bruit de ses pas qui résonnaient dans cette allée...

    « Comment avez-vous pu oser me traiter de la sorte ! Je n’accepterais aucune de vos excuses jeune insolente ! Vous…vous m’avez tout simplement humilié en public, et ce, avec un naturel et une franchise déconcertante !...Je ne peux supporter telle injure ! Vous mériteriez sans plus attendre que je vous mette aux fers ! »

    Thomas haussa les sourcils, intrigué par la situation. Le Roi était véritablement excédé. Rares étaient les fois où Cromwell s'était retrouvé dans ce genre de situation, mais lorsque c'était le cas, il récoltait souvent une punition corporelle et il se savait en danger dans l'estime du Roi. Mais heureusement, ses bonnes actions comblaient largement ces rares erreurs qu'il arrivait à dissimuler habilement. La personne à qui Henry parlait répondit, coupant le secrétaire dans le fil de ses pensées.

    - Alors n'hésitez pas à m'y jeter! Vous êtes le plus insultant de nous deux car vous ne faites pas plus attention aux gens de votre peuple qu'aux insectes que vous piétinait. Je me porte pour la voix de ce peuple que vous méprisez! Ces gens qui vont font vivre, vous et votre horde de petits nobles hypocrites!!

    Alors là... Cromwell était véritablement outré. Comment pouvait on parler ainsi à un Roi ? Représentant divin sur terre ! Sans surprise, il entendit un bruit qui semblait s'apparenter à un gifle. C'en était trop, il se sentait le devoir d'intervenir. Il se précipita alors au bout du couloir et vit, au détour de celui ci, le Roi se tenir devant Lady Delacours. L'ambiance était pesante et Thomas pouvait sentir la rage émaner du Monarque. La jeune femme venait de prendre une gifle magistrale, cela pouvait lui coûter très cher, jusqu'à la vie en temps normal. Analysant la situation, Thomas resta silencieux lui aussi, impassible, planté devant ces deux personnes et affichant un air à la fois intrigué et paniqué. Il dévisagea le roi quelques instants et fit une légère courbette sans rien dire. Puis, jugeant que la situation nécessitait tout de même un médiateur, il prit la parole.

    « Que se passe t'il Votre Majesté ?»

    Le Secrétaire n'était pas au courant de toute l'histoire et souhaitait en savoir plus sur les origines de cette querelle. Il était toutefois évident que la jeune femme avait froissé l'orgueil de Sa Majesté pour qu'il en vienne aux mains avec elle. Cromwell la dévisagea... Lady Delacours. Il n'avait jamais vraiment eu à faire à elle, mais il avait eu vent de sa réputation. Elle avait la langue bien pendue et était en plus dotée d'une immunité diplomatique, ce qui la poussait à parler toujours librement, même des sujets les plus épineux. Cromwell comprit alors qu'elle avait critiqué le Roi en public bien avant la réponse de Sa Majesté et il lui lança un regard noir. Immunité ou pas, elle pourrait très bien finir à la tour à moisir dans le froid et sans manger pour apprendre à tenir sa langue. Cromwell regarda à nouveau le Roi, il voulait essayer de régler les choses de façon "diplomatique" afin de réparer l'affront au mieux et éviter un accident.



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Henry Tudor
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MessageSujet: Re: Le combat des sexes est rude, bien plus que la guerre. [PV Henry] Mar 7 Juin - 19:35

    Le roi était véritablement hors de lui. Henry ne regrettait nullement d’avoir frappé la demoiselle qui était allé trop loin dans ses paroles ! Rares étaient les fois où Henry utilisait la violence physique, notamment envers une femme ; mais là, s’en était trop. Il y avait des limites à ne pas dépasser !
    Aliénor avait-elle oublié à qui elle s’adressait ? Henry restait malgré tout le roi d’Angleterre ; et elle se devait d’avoir un minimum de respect à son égard ! Après tout, si elle ne pouvait pas le supporter, Henry n’avait en rien requit sa présence et se serait largement passé d’elle. Non, la fille de l’ambassadeur avait agit de pleine volonté et ses paroles sincères, violentes et rabaissantes envers Sa Majesté, raisonnaient encore dans les oreilles du roi.
    Le souverain resta donc dans une colère terrible. Il garda son regard noir rivé sur la jeune femme et n’avait guère l’intention de le détourner de si tôt ! Non, il attendait désormais une quelconque réaction de Lady Aliénor, en espérant cette fois-ci que cette dernière agisse de façon convenable envers le souverain.
    Mais contre toute attente, des pas déterminés vinrent sortir le roi de ses pensées. Ces pas venaient en leur direction et l’identité de cette personne ne tarda pas à se faire connaitre : Le visage de Thomas Cromwell sortit de l’obscurité importante présente dans le couloir du château de Whitehall palace.
    Le visage de Sa Majesté se tourna immédiatement vers son secrétaire royal. Thomas demanda alors sans attendre «Que se passe-t-il Votre Majesté ? ». Henry perçu de suite une pointe d’inquiétude et de peur dans la voix de son conseiller ; toutefois, il ne tarda pas à répondre


    « - Vous me demandez ce qu’il se passe, Thomas ?! La situation n’est-elle pas évidente ?! »

    Le roi avait lâché cette phrase sur le coup de la colère. Certes, Monsieur Cromwell n’y était strictement pour rien, mais Henry était tellement hors de lui, qu’il ne ferait de cadeau à personne. Désormais, tout le monde était dans le même panier ! Pourtant, au fond de lui, Henry était heureux de voir Thomas ; oui, ce dernier serait sans aucun doute de son coté et allait certainement se révéler par la suite, un véritable soutient pour lui. Le souverain, resta silencieux un court instant ; puis, après avoir reporté son attention sur la fille de l’ambassadeur, il regarda fixement Thomas et, tout en essayant de garder un minimum son calme, il répondit finalement à sa précédente question afin de l’éclairer sur la situation actuelle. S’adressant donc à Maitre Cromwell, il pointa néanmoins Aliénor de son doigt, comme pour accentuer d’avantage sa colère.

    « -…Cette…Lady Aliénor a eu l’audace et le culot de me critiquer ouvertement en public !
    Elle a osé me dire que j’étais indigne de diriger un tel Royaume car je ne prenais nullement en considération mon peuple que j’insulte et méprise…Selon elle, je suis sot, aveugle, désagréable et hypocrite ! »


    Le roi avait ‘craché’ ses paroles dans sa colère toujours très présente. Il fronça d’avantage ses sourcils en souvenir de l’injure profonde qu’elle lui avait faite !
    Henry resta silencieux un court instant, regardant son conseillé d’un air entendu et outré. Puis, tout en se retournant légèrement vers Lady Aliénor, il continua de la fusilla su regard, tout en demandant d’un ton qui se voulu ironique et remplit de méchanceté :


    « - Ai-je manqué quelque chose ma chère ? »


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Aliénor M. Delacours

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MessageSujet: Re: Le combat des sexes est rude, bien plus que la guerre. [PV Henry] Mar 7 Juin - 23:37

    Aliénor n'était plus là. Loin, très loin dans son subconscient, elle s'était repliée. Elle s'était attendue à subir des représailles mais pas au point qu'Henry s'en prenne physiquement à elle; c'est seulement quand elle vue les muscles de sa main se tendre et son bras se lever, qu'elle compris se qui l'attendais. Le contact entre la paume royale et sa joue fut violent et brutal; doucement, la douleur s'insinuait en elle et la chaleur sur son visage ne faisait que la culpabiliser d'avantage. Pourquoi... Pourquoi... Pourquoi avait-elle fait tout ça... Pourquoi?! Elle risquait sa vie à chaque fois lorsqu'elle s'en prenait au roi et encore, avait-il eu la patience de faire passer ses premiers éclats pour de la fougue jeunesse. Elle devrait lui en être reconnaissante pourtant, d'avoir était si indulgent envers elle et sa trop grande vivacité; seulement... Elle ne le pouvait cr après tout le roi, ce roi, n'était attentif qu'à lui et ne pensait qu'à la femme qu'il aurait dans sa couche le soir même; évidemment elle caricaturait et exagérait quelque peu, mais elle le pensait parfois et sans détour elle le disait. Elle n'avait pas peur de lui, pas peur de cet être qu'elle respectait et méprisait à la fois et pourtant... Se qui papillonnait au creux de son ventre, c'était bel et bien de la peur. Mourir en défendant la cause qui lui tenait à cœur, mourir en martyr; elle en aurait été fière mais là, la tête penchée sur le coté, la joue en feu et rougit, les gouttes de sang coulant le long de ses doigts et les yeux fixés au sol; elle ne pensait plus à ces gens du peuple pour qui elle prenait tous ces risques. Là, elle ne voyait dans son esprit qu'une silhouette, qu'un visage; qu'une seule personne. Celle là même pour qui elle ne pouvait se permettre de mourir.

    Oubliant jusqu'à l'existence du Roi et du nouvel arrivant qu'elle n'aperçut pas tout de suite, elle revoyait sa première rencontre avec lui. Elle était seule, encore une fois; perdue dans les fins fonds de la bibliothèque à lire un petit bouquin poussiéreux emplis de poèmes écrit en ancien anglais. Elle lisait à voix haute, sans craindre son accent parfois trop audible, s'amusant même à les traduire pour son simple plaisir d'entendre du français. Elle ne prêtait à attention à rien, tant et si bien, qu'elle n'entendit pas les pas légers et souples de la personne qui maintenant l'observait discrètement au travers des étagères. Ce n'est qu'en soufflant un peu et en relevant les yeux des lignes manuscrites qu'elle le vit. Quand il sortit de l'ombre, dévoilant son visage aux airs angéliques, elle retint son souffle durant plusieurs secondes; ne pouvant détourner son regard de ses pupilles azurées si douces et profondes...

    « -…Cette…Lady Aliénor a eu l’audace et le culot de me critiquer ouvertement en public !
    Elle a osé me dire que j’étais indigne de diriger un tel Royaume car je ne prenais nullement en considération mon peuple que j’insulte et méprise…Selon elle, je suis sot, aveugle, désagréable et hypocrite ! »
    La voix laissa durant un instant, le silence régnait. « - Ai-je manqué quelque chose ma chère ? »

    Un sillon humide se traçait le long de sa joue d'ivoire. Elle savait tout... De se qu'elle devait faire à se qu'elle voulait pour son avenir. Tout se passait là, sous ses yeux; tout défilait. Elle voyait son passé, inhibait son présent et imaginait son futur. Des larmes, salées et amers, se mirent à rouler sur son visage jusqu'à la commissure de ses lèvres. Un gout affreux, un gout d'acrimonie... Comme un gout de regret... Essuyant les traces d'un revers de la main; Aliénor se surprit à tout vouloir arrêter; stopper cette querelle inutile, vaine et stérile. Inspirant un grand coup, dans un silence plutôt rare chez elle; elle relevait ses yeux embués sur les deux hommes présents. Le roi, toujours en colère et Thomas Cromwell, le lèche botte. Ravalant un juron à l’encontre du conseiller qui la fit sourire intérieurement, elle dardant son regard sur le souverain et, d'une voix étranglée dont elle ne reconnaissait pas les intonations...

    - Vous n'avez rien oubliez... Majesté... Et... Elle essuyait la dernière goutte sous sa paupière. Je suis désolée...

    Elle venait de murmurer, comme un souffle éperdu... La peur qui lui assaillait les entrailles n'était pas partie, toujours instable et mouvante... Cette peur primale de ne plus être là pour lui; de n'être plus jamais avec lui; de ne pouvoir vivre avec lui, à ses cotés et dans tous les moments de sa vie... Elle se devait de rester en vie pour qu'un jour, elle lu dise, elle lui avoue en face se qu'elle avait au fond du cœur... Aymeric...

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Thomas Cromwell

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MessageSujet: Re: Le combat des sexes est rude, bien plus que la guerre. [PV Henry] Jeu 9 Juin - 22:20



    Le Roi était véritablement hors de lui, si bien qu'il s'adressa à Cromwell comme si ce dernier était responsable de l'affront commis par Aliénor. Mais le Secrétaire avait l'habitude d'en prendre pour son grade à cause des erreurs d'autrui, situation qu'il renversait habituellement grâce à la ruse et à son opportunisme.

    « -…Cette…Lady Aliénor a eu l’audace et le culot de me critiquer ouvertement en public !
    Elle a osé me dire que j’étais indigne de diriger un tel Royaume car je ne prenais nullement en considération mon peuple que j’insulte et méprise…Selon elle, je suis sot, aveugle, désagréable et hypocrite !- Ai-je manqué quelque chose ma chère ? »


    Cromwell tourna le regard vers Lady Delacours. La jeune fille de l'ambassadeur se massait doucement la joue, encore rougie par l'impact de la gifle du monarque. Thomas vit même une larme courir sur sa peau puis s'échouer sur ses lèvres mais n'éprouva aucune sympathie pour la demoiselle. Etant un véritable spécialiste du protocole, il ne pouvait tolérer que la fille d'un ambassadeur se permette des familiarités avec le Roi qui l'héberge à la cour et regardait, de ce fait, Aliénor d'un mauvais oeil. Cette dernière releva progressivement la tête et fixa le Roi de ses yeux humides avant de prendre la parole.

    - Vous n'avez rien oubliez... Majesté... Et... Je suis désolée...

    Thomas leva les yeux au ciel. Quelle actrice de talent... Secouant la tête d'un air exaspéré, Thomas analysa la situation sous un autre angle, afin de tirer parti de cette querelle. Les idées fusaient dans son esprit alors que les deux autres protagonistes restaient silencieux. Lorsque soudain, il avait là quelque chose qui pourrait profiter au Roi. Après tout, Cromwell était un de ses conseillers et son fidèle serviteur, il était normal qu'il agisse toujours dans les intérêts du royaume. Il prit la parole et s'adressa à Lady Aliénor.

    « Donc, si j'ai bien compris, vous avez insulté le Roi, chez lui, en public et en sa présence ? Lady Aliénor, c'est un acte de Haute Trahison. De plus, étant la fille de l'ambassadeur de France et résidant à la cour d'Angleterre, vous êtes, de facto, Ambassadrice. Avez vous seulement pensé une seconde aux conséquences de vos paroles sur nos relations avec votre pays ?»

    Bien sûr que non, elle n'avait pas pensé à ça. Cromwell était un très bon orateur, c'était un talent que tout le monde lui reconnaissait, même ses plus virulents adversaires. Il secoua à nouveau la tête, toisant Lady Aliénor, puis se tourna vers le Roi. Le Secrétaire avait décidé d'exploiter cette grave entorse dans le protocole à des fins diplomatiques. Les relations avec la France étaient, comme toujours, instables et houleuses, c'était une occasion idéale de voir des français ramper aux pieds des Anglais, ce dont presque tous les véritables sujets d'Henry rêvaient par dessus tout. Cromwell s'approcha du Roi et parla à voix basse, afin que Lady Aliénor ne puisse pas capter toute la conversation.

    « Votre Majesté, cet accident diplomatique doit être réparé. Heureusement pour elle, Lady Aliénor jouit d'une immunité, nous ne pouvons pas l'inculper pour Haute-Trahison... Cependant, nous pouvons obtenir plus d'elle.»

    Cromwell se retourna et jeta un regard furtif à Aliénor, afin de vérifier si elle écoutait la conversation. Puis il parla encore moins fort, au point de chuchoter près de l'oreille du Roi.

    « Je suggère de recevoir l'ambassadeur de France, le père de Lady Aliénor, afin de négocier les termes de la réparation de cet affront. Après un tel accident, je suis certain que Votre Majesté désire recevoir des excuses officielles de son maître ainsi qu'une compensation pour cette regrettable humiliation. Ainsi, nous pourrions dans le même temps nous rapprocher de l'Espagne... Je sais de source sûre que les relations entre l'Espagne et la France sont au plus mal, il serait avisé d'utiliser cette situation pour s'unir à l'Espagne et d'écraser les français d'un assaut conjoint, dans le cas où le Roi François ne montrerait aucun signe de repentance, Votre Majesté.»

    Cromwell avait conscience que ce n'était peut être ni le moment, ni le lieu pour parler politique et diplomatie, mais il savait que le Roi y réfléchirait tant il avait été humilié par une ambassadrice, une femme qui rapporte la parole et la volonté de son Maître, le Roi de France. Cette querelle ne pouvait débouché que sur des excuses officielles ou une guerre. Thomas recula alors, laissant le Roi retourner la proposition dans son esprit, puis toisa à nouveau Lady Aliénor. Quelle petite sotte.



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Aliénor M. Delacours

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MessageSujet: Re: Le combat des sexes est rude, bien plus que la guerre. [PV Henry] Mar 28 Juin - 20:07

    Qu'est-ce qui lui était passé par la tête pour s'en prendre ainsi à la fierté du Roi, pour s'attaquer de front à se qui lui déplaisait; la demoiselle ne savait pas réellement. Franche, elle l'avait toujours été; déjà enfant avec sa famille et son père dont elle était très proche, avec Tybalt qui était son meilleur ami et même avec le roi de France qui acceptait de l'écouter surtout quand elle s’immisçait de façon incongrue dans ses débats et réunions. La fraicheur et la vision neuve de la jeune fille, avaient souvent permit à François I de se positionner de la meilleure manière possible. Elle était encore une enfant aux yeux de tous les nobles de la cour française de prime abord, parfois impertinente et insultante dans son allure mais; après une seule intervention en leur présence; ils voyaient l'esprit novateur, sage et réfléchi qu'était celui d'Aliénor. Alors, un certain respect s'installait à son encontre; situation dont elle n'avait que faire et dont elle ne se préoccupait pas. Elle se voulait la voix de ceux qui n'étaient que peu représentés, la lumière sur leurs peines, leurs besoins, leur désespoir et leurs attentes. Il était de notoriété publique, l'affection de la jeune femme pour la vie simple du bas peuple et de son aisance à se mettre à leur place et à communiquer avec eux. Après tout, n'avait-elle pas grandie parmi ces personnes du peuple qu'elle affectionnait tant et dont elle portait le fardeau de l'oublie...

    Si le suzerain français reconnaissait volontiers les qualités et les défauts de l'adolescente; il n'en était pas ainsi dans le royaume anglais. Aliénor avait été prévenu de l’orgueil et de l'arrogance du monarque mais n'en avait cure et n'avait rien changer à son idéal. Si François comprenait et acceptait le caractère et les intentions de sa cadette; pourquoi en serait-il autrement avec Henry?! Immunité diplomatique de rigueur, Aliénor avait là une protection supplémentaire à son avantage bien qu'elle préféra se balancer au bout d'une corde ou se voir la tête tranchée que de subir silencieusement les frasques, sautes d'humeur et autres jugements du chef de la monarchie. Dans son intégrité et son dévouement, elle ne refrénait en rien ses ardeurs et espérait pouvoir faire, même un tant soit peu, évoluer l'état d'esprit d'Henry sur la population.
    Mais pour une fois, elle doutait... Avait-elle fait les bons choix? Avait-elle réellement le droit de s'en prendre directement à cet homme, qui partageait sa condition entre l'humain et le monarque? N'avait-elle pas fait l'erreur de mettre en jeu bien plus que sa réputation et sa vie? Doucement, le poison de l'incertitude s’insinuait dans ses veines et venait à pervertir ses idéaux et ses résolutions.

    Une voix encore, venait à interrompre le cours de ses pensées; cruelle et froide, elle n'inspirait rien de joyeux et annonçait souvent les ennuis.

    « Donc, si j'ai bien compris, vous avez insulté le Roi, chez lui, en public et en sa présence ? Lady Aliénor, c'est un acte de Haute Trahison. De plus, étant la fille de l'ambassadeur de France et résidant à la cour d'Angleterre, vous êtes, de facto, Ambassadrice. Avez vous seulement pensé une seconde aux conséquences de vos paroles sur nos relations avec votre pays ? »


    Aliénor écarquillait les yeux alors que son regard était fixé sur le visage impassible de Sir Thomas Cromwell, la vipère royale, le petit chien à la solde du bouffon souverain. Il osait se mettre en travers de leur discussion. Il osait toujours, il osait se mettre en avant dans un tel moment qui ne le concernait en rien! La demoiselle se renfrognait, son air d'abord triste et abattu, qui avait viré à la surprise et à l'étonnement, finit par se muer en une expression de dureté et d’apprêté. Ce... scélérat... Il s'en prenait aux personnes qui comptaient le plus pour elle... Mais il n'avait pas tord cependant...
    Puis vit sa silhouette malingre se pencher au dessus de l'épaule du roi, il lui soufflait à l'oreille des paroles se voulant discrètes surement mais qu'elle pouvait toujours entendre; car après tout, elle n'avait pas encore vingt ans alors que le serpent s'approchait bien plus de la quarantaine, ainsi commençait-il probablement à perdre doucement de l'audition. Tenant sa langue pour une fois, elle écoutait sans broncher les jérémiades politiques que Thomas glissait à Henry.

    * Tais toi... Arrête... Je t'interdis de dire tout ça... Tu n'as aucun droit à de telles paroles... Va tu te taire, où, je vais prendre un moment pour t'apprendre la politesse à la française! *

    Ses méninges tournaient à pleins régimes. Elle ne pouvait mettre en jeu la place de son père, la sécurité de sa famille et plus encore, les relations de son roi avec Henry. Se mordant les lèvres, elle cherchait inlassablement une échappatoire... Ce n 'est qu'à la dernière tirade, que tout se fit clair dans son esprit et que le ressentiment se libérait.

    - Ne mêlait jamais ma famille à toute cette histoire!! Je suis seule responsable et j'en prends l'entière responsabilité. Vous voulez un geste de mon Roi pour lavez cet affront à votre encontre?! Fort bien. Aliénor attrapait les pans de sa robe et s'inclinait dans une profonde révérence. Je pars de ce pas pour mon pays natal!!

    Se relevant d'un mouvement brusque, elle se retournait précipitamment et se dirigeait vers ses appartements à grandes enjambées. Peut lui importait à présent les représailles ou les dires de cette cours des misérables, elle n'avait en tête que le désir fou de retrouver se qui lui manquait ici; la présence familière et la chaleur des habitants des terres de sa famille.
    Ses pas résonnaient dans le long couloir sombre et le bruissements de sa robe prise dans son élan était tel un soupir fantomatique. Sans un regard en arrière, le regarde droit devant, la tête haute et le buste droit; il y avait quelque chose de noble dans cette allure, bien que le moment ne s'y prêtait en rien. Abandonnant sur place les deux hommes, elle partait loin de leur colère, de leur haine; loin de cette abominable hypocrisie et de cette envie insatiable de pouvoir.
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Le combat des sexes est rude, bien plus que la guerre. [PV Henry]

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