Henry VIII, jeune roi plein d'ambition, prend le trône d'angleterre. C'est un regne plein d'intrigues qui se prépare.
 
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La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL}

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Henry Tudor
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MessageSujet: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Sam 28 Mai - 15:58

    La vie d’un souverain est loin d’être aisée, croyez-moi. Oui, l’existence que menait notre cher Henry était loin d’être enviée et peu de personne pourrait assumer de telles responsabilités !
    Le roi d’Angleterre pouvait être critiqué et blâmé à souhait mais il fallait malgré tout avouer que Sa Majesté avait quand même une certaine maitrise de son Royaume et qu’il y accordait un temps certain afin de l’améliorer un temps soit peu… Oui, Henry avait certes, énormément de défauts et il pouvait véritablement s’améliorer et faire des efforts vis à vis de son caractère ; mais Le roi restait malgré tout un homme, avec ses défauts, ses qualités, ses forces et ses faiblesses.
    Aujourd’hui, Sa Majesté était resté dans sa chambre. Bien que le soleil se soit levé depuis plusieurs heures, Henry refusait tout simplement de sortir du lit et son serviteur de chambre, qui avait essayé de le convaincre, en avait fait les frais, recevant une gifle magistrale suite à ses paroles qui ne furent pas la bienvenue. Oui, Henry faisait là un caprice royal. En réalité, Sa majesté désirait se retrouver seule ! Il voulait se déconnecter ne serrai-ce qu’une journée de ce monde si compliqué qu’il avait du mal à gérer. Le roi ne supportait plus personne ces derniers temps, son humeur massacrante devenait insupportable pour quiconque de son entourage et nombre de personnes évitaient soigneusement de rencontrer son chemin pour ne pas subir une colère soudaine du roi. Oui, le Royaume tout entier était tendu, apeuré et au bord d’un soulèvement. Les finances étaient au plus bas, les conseillers ne semblaient oser prendre aucune décision, les personnes susceptibles de trahisons se faisaient de plus ne plus nombreuses et les mises à mort par pendaison, décapitation ou sur bucher se comptaient par dizaines en l’espace d’une semaine.
    Oui, l’humeur du roi influençait et jouait sur le bien-être du Royaume entier ! Henry en avait conscience et se maudissait intérieurement de son incapacité à relever la situation…
    Le roi passa donc la matinée toute entière au lit, il passa le plus clair de son temps à pleurer et à prier. Oui, le Roi s’en remettait aujourd’hui à Dieu, il le suppliait de lui venir en aide. Sa Majesté versa donc beaucoup de larmes, car, malgré les apparences, Henry restait un homme sensible ; et, même si le souverain ne pleurait jamais en public, il cédait souvent aux pleurs quand il se retrouvait seul.

    Mais voilà, Henry devait malgré tout se ressaisir. Il se leva donc péniblement de son lit, appela son serviteur qu’il avait violement giflé le matin même et daigna s’excuser brièvement de son geste avant de lui sommer de le vêtir le plus rapidement possible. Henry resta silencieux le temps qu’on le prépare et dans un soupire, il sortit enfin de sa chambre…
    Beaucoup de personnes, notamment des curieux, étaient regroupés à l’entrée de ses appartements afin de connaitre la raison de l’absence soudaine du Roi toute la matinée. De nombreuses rumeurs avaient eu le temps de courir ; certains assuraient que le Roi était malade, d’autres, qu’il était en présence d’une maitresse qui lui prenait beaucoup trop de temps et bien d’autres choses encore, Henry s’en doutait. Toutefois, tout ce petit monde se recula brusquement afin de laisser passer Sa Majesté et afin de le saluer comme il se devait. Henry ne prit nullement la peine de les saluer et passa devant eux en toute hâte.
    Il se dirigea ensuite vers la salle du conseil afin de répondre à ses devoirs de souverain. Il devait normalement y retrouver son conseiller officiel, thomas Cromwell ! Henry entra donc dans la salle et y trouva son plus grand conseiller, posté prêt d’une fenêtre…Il le regarda les yeux légèrement humidifiés par ses pleurs récents et le salua rapidement d’un simple ;


    « -Monsieur Cromwell .»

    Tout en prononçant ses quelques mots, le roi se dirigea précipitamment vers son bureau et demanda d’un ton légèrement pressé et agacé et dans un soupire :

    « -Bien, qu’avons-nous aujourd’hui ? »

    Le souverain leva les yeux vers Thomas, attendant avec une certaine appréhension sa réponse…

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Thomas Cromwell

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MessageSujet: Re: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Sam 28 Mai - 17:21




    Cette matinée sortait de l'ordinaire pour Thomas Cromwell, le fidèle Secrétaire de Sa Majesté le Roi Henry VIII. D'habitude, il retrouvait le Roi tôt dans la matinée pour prendre les ordres du jour et discuter des problèmes urgents du Royaume. Mais aujourd'hui, cette réunion passa à l'as. Cromwell arriva à l'heure convenue au rendez vous et attendit patiemment le Roi, qui d'ordinaire était ponctuel, malgré la fatigue et la lassitude qu'il ressentait à cause de ses grandes responsabilités. Une demie heure passa et le souverain n'était toujours pas là. Inquiet, Cromwell prit la décision de se renseigner auprès de ses valets de chambre et se dirigea naturellement vers les appartements privés du Roi. Là, il rencontra un valet qui lui expliqua que le Roi ne voulait tout simplement pas se lever, et que chaque personne qui tenterai de lui faire changer d'avis n'était pas la bienvenue. A ces mots, Cromwell fit la moue. Il connaissait le Roi assez bien pour y voir là un de ses innombrables caprices. Incommodé par cette situation déstabilisante, Thomas décida de prendre toutes les décisions mineures seul, et attendrait le Roi pour les questions plus importantes.
    Cromwell retourna donc prestement à son bureau, entouré d'une armée de clercs avec lesquels il prit quelques décisions importantes et risquées. Mais le Secrétaire savait que même si ces décisions ne feraient pas l'unanimité, il effectuait les bons choix pour la pérennité du royaume. Midi arriva à une vitesse affolante, tant Cromwell travaillait d'arrache pied. Étonné de voir que le temps filait aussi rapidement, il attrapa quelques papiers et marcha à vive allure vers la salle de réunion, en espérant que le Roi soit enfin levé, prêt à défendre les intérêts de l'Angleterre. Sur le chemin de la salle du Conseil, il rencontra quelques Lords qui lui demandèrent si le Roi était souffrant. Les rumeurs allaient bon train ici à la cour, et Thomas rassura les nobles sans pour autant divulguer plus de détails. Cromwell entra dans la salle du conseil et soupira... Le Roi n'était toujours pas là. Il ne pouvait pas se permettre de rester au lit toute la journée tout de même, il a des devoirs ! Thomas secoua la tête, il était à la fois déçu et triste de savoir Henry dans cet état de lassitude. Cromwell se rapprocha d'une fenêtre et regarda le paysage. Londres paraissait étrangement calme aujourd'hui, le calme avant la tempête, pensa le Secrétaire, qui fronça les sourcils. Il fut interrompu dans ses pensées par le Roi qui entra brutalement dans la pièce. Thomas sursauta et se retourna immédiatement, affichant un air d'abord surpris, puis soulagé à la vue du souverain. Ce dernier le salua sobrement. Thomas remarqua l'air triste du Roi, mais ne fit aucune remarque à ce sujet, Henry n'avait nul besoin qu'on s’apitoie sur son sort, et ce n'était certainement pas du ressort de Thomas de le rassurer.


    « -Bien, qu’avons-nous aujourd’hui ? »

    Henry s'assit derrière son bureau démesuré. Le secrétaire fit la moue avant de poser plusieurs documents sur le bureau devant le Roi.

    « Bonjour, Votre Majesté. En votre absence je me suis occupé des problèmes mineurs. Cependant, il y a une chose que j'aimerai vous soumettre.»

    Le Secrétaire extirpa un papier de son porte document et le fit glisser devant le Roi, avant de penser que ce dernier n'avait certainement pas envie de lire une telle chose. Thomas devança donc son maître, qui lui aurait demandé à coup sûr d’éclaircir le contenu du document.

    « Vous avez sous les yeux deux documents. Le premier est en fait un relevé du trésor royal. Comme vous pouvez le constater, les caisses sont malheureusement vides... Le second document est un relevé de deux monastères et d'une abbaye aux alentours de Londres. Il y aurait un moyen de remplir vos caisses en supprimant ces trois établissements religieux et en confisquant leurs biens, dont l'église jouit alors qu'ils devraient être votre propriété, Votre Majesté.»

    Cromwell savait qu'Henry avait déjà fait fermer quelques établissements de la sorte afin de récupérer leurs biens et leurs richesses, pour le bien du royaume. Cependant, des rumeurs étaient déjà lancées sur la nature de la foi du secrétaire. Certains pensaient savoir qu'il était protestant et contre l'Eglise et son pouvoir démesuré en Angleterre. Cette demande était donc un coup d'essais pour Thomas, qui tentait de sonder les intérêts de son Roi. Il accorda un délai de réflexion du Roi, avant de parler d'un sujet beaucoup plus grave après la résolution de celui ci.


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MessageSujet: Re: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Sam 28 Mai - 19:04

    Henry venait donc de s’assoir sur son fauteuil, coudes posés sur le bureau qui lui faisait face, le roi joignit ses mains l’une contre l’autre afin d’y reposer sa tête. Cette posture montrait un signe de fatigue certain, mais aussi de réflexion. Oui, Sa Majesté était enfin prête à entendre son Secrétaire et à discuter du plus calmement possible des difficultés du Royaume.
    Le roi leva donc son regard azur en direction de Thomas et écouta ses premières paroles « Bonjour, Votre Majesté. En votre absence je me suis occupé des problèmes mineurs. Cependant, il y a une chose que j'aimerai vous soumettre ». Henry acquiesça d’un petit signe de tête reconnaissant envers Thomas, suite à sa prise d’initiative lors de son absence le matin même. Il le remerciait donc discrètement d’avoir prit les choses en main et ne lui en voulait certainement pas d’avoir fait cela car le roi savait pertinemment que Thomas agissait dans les intérêts du Royaume et prenait de bonnes décisions. Sa Majesté lui faisait donc suffisamment confiance pour qu’il s’occupe des affaires ‘mineurs’ du Royaume.
    Henry le regarda donc un instant, restant silencieux et attendant la ‘chose’ que Thomas voulait lui soumettre. Son regard inquisiteur ne dura pas car le secrétaire ne tarda pas à émettre une réponse «Vous avez sous les yeux deux documents. Le premier est en fait un relevé du trésor royal. Comme vous pouvez le constater, les caisses sont malheureusement vides... Le second document est un relevé de deux monastères et d'une abbaye aux alentours de Londres. Il y aurait un moyen de remplir vos caisses en supprimant ces trois établissements religieux et en confisquant leurs biens, dont l'église jouit alors qu'ils devraient être votre propriété, Votre Majesté ». Le roi regarda d’un mauvais œil la pile de document que portait Monsieur Cromwell. Fort heureusement, ce dernier lui expliqua donc brièvement de quoi il s’agissait.
    Le souverain l’écouta donc attentivement, feuilletant machinalement les feuilles devant lui et lisant partiellement les documents lui faisant face. Henry resta silencieux un petit moment ; puis, passant une main sur son menton en signe de réflexion, il prit la parole.


    « -N’y a-t-il pas meilleur moyen de remplir les caisses Thomas ?! Les établissements religieux vont-ils fermer un à un ? Je doute que le peuple soit de cet avis et je n’ai guère envie d’avoir d’avantage de problème avec l’Eglise… »

    Sa Majesté regardait le secrétaire fixement. Son regard se perdit d’ailleurs un instant dans celui de Maitre Cromwell… Oui, Henry se souvenait avoir déjà fait fermer les portes de nombreuses chapelles, monastères et abbayes ces derniers temps et il jugeait de mauvaise augure de répéter cela aussi tôt. Non, Henry espérait sincèrement trouver une autre solution afin de ne pas se mettre d’avantage le dos l’Eglise et ses dirigeants.
    Malgré tout, le roi garda le silence .Il réfléchissa un long moment avant de finalement répondre.


    « -Mais… s’il n’y a guère d’autre solution, je vous accorde cette option. Tenez-en-moi informé ! »

    Dit-il d’un ton assez ferme et avec un signe las de la main comme pour montrer son impatiente et sa volonté de ne pas perdre d’avantage de temps avec cela…
    Comme pour éviter de s’étendre sur ce sujet qu’il estimait mineur, le Roi enchaina. D’un petit tapotement de la main sur le bureau, il demanda à son secrétaire en lui jetant un coup d’œil rapide et impatient.


    « - Quoi d’autre ?! »
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MessageSujet: Re: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Sam 28 Mai - 19:52




    « -N’y a-t-il pas meilleur moyen de remplir les caisses Thomas ?! Les établissements religieux vont-ils fermer un à un ? Je doute que le peuple soit de cet avis et je n’ai guère envie d’avoir d’avantage de problème avec l’Eglise… »

    Le Roi n'avait pas tort. Le peuple était plutôt mécontent en ce moment, les épidémies et la famine guettaient les sujets du Roi qui se sentaient parfois abandonnés. Cromwell fronça les sourcils, soutenant le regard quelque peu lointain de Sa Majesté avec un air convaincu et convaincant. Le Roi se décida rapidement, cédant à la proposition de son conseiller.

    « -Mais… s’il n’y a guère d’autre solution, je vous accorde cette option. Tenez-en-moi informé ! »

    « Oui Votre Majesté.»

    Cromwell acquiesça avec un sourire satisfait. Le Roi, bien qu'il ait montré des signes d'hésitation, venait de faire un pas de plus vers les réformes que Thomas envisageait secrètement, et c'était pour lui une réalisation qui méritait d'être célébrée. Ravi d'avoir obtenu l'aval du Roi sur cette question épineuse, le secrétaire changea pourtant rapidement d'attitude afin de masquer un tant soit peu son excitation, et surtout afin d'aborder de façon posée et réfléchie la prochaine affaire urgente de cette réunion. Le Roi montrait d'ailleurs son impatience en tapotant nerveusement sur l'accoudoir de son siège, il souhaitait que cela se termine au plus vite, comme si les affaires du royaume le rendaient malade.

    « - Quoi d’autre ?! »

    Le Secrétaire fronça les sourcils, affichant une mine fermée et contrariée. Lentement, il sortit de son porte document en cuir un papier. Il le fixa longuement avant de détourner son regard et de le poser sur le Roi, à qui il remit le fameux document. Il s'adressa au Roi sur un ton calme et à voix basse...

    « Votre Majesté, un de vos Sujets de Londres m'a envoyé ceci... »

    Le Document en question était en fait une sorte de livret manuscrit sur lequel était dessinées les armoiries de la famille Tudor ensanglantées. Le titre était écrit en lettres capitales : MARCHONS. Le Document était posé devant le Roi, qui devait surement être furieux de voir les armoiries de sa famille ainsi représentées... Cromwell secoua la tête puis prit la parole, afin d'expliquer rapidement ce que le Roi avait en face de lui.

    « Ceci est un pamphlet contre... Votre Majesté. Son auteur dit que...»

    Cromwell regarda Henry. Il ne souhaitait pas lui dire toutes les atrocités que ce pamphlet contenait, mais il allait devoir le faire... Le Secrétaire avala bruyamment sa salive en affichant une grimace qui en disait long sur l'inconfort de la situation.

    « Son auteur vous accuse d'être coupable de tous les pêchés. Il vous accuse aussi de négliger le bien être de votre peuple, tout comme il insulte votre lignée et votre honneur... L'auteur de ce pamphlet appelle ses semblables au soulèvement, Votre Majesté.»

    Cromwell resta silencieux. Le Secrétaire était presque certain d'assister à une énième crise de fureur du Roi, et pour une fois, cela serait hautement compréhensible. Thomas soutint tout de même le regard du Roi, en restant impassible et immobile.


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Henry Tudor
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MessageSujet: Re: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Dim 29 Mai - 23:21

    Le roi tapotait donc nerveusement du bout des doigts, l’accoudoir de son fauteuil. Oui, Henry avait hâte de finir avec toutes ses affaires. Il pensait que Thomas allait répondre négativement à sa réponse et cela aurait peut-être mieux valu d’ailleurs. En effet, le souverain aurait préféré en finir immédiatement avec toute cette paperasse plutôt que d’entendre une telle révélation venant de la part de son secrétaire « Son auteur vous accuse d'être coupable de tous les pêchés. Il vous accuse aussi de négliger le bien être de votre peuple, tout comme il insulte votre lignée et votre honneur... L'auteur de ce pamphlet appelle ses semblables au soulèvement, Votre Majesté.».
    Henry avait écouté les précédentes paroles hésitantes évoquées par Thomas, en tout silence. Toutefois quand ce dernier explicita le contenu de ce pamphlet et notamment quand Sa Majesté vit les armoiries de sa famille ensanglantées, il ne pu contenir sa colère qui fut immédiate. Dans un cri d’énervement et de colère, il répliqua :


    « - C’est Inadmissible ! Co…Comment peut-il oser ?!... »

    Le roi avait prononcé ces quelques mots tout en se levant brusquement de son fauteuil et fit d’ailleurs tomber ce dernier à la renverse. Le souverain était hors de lui ; il venait de prendre la première feuille qui lui faisait face et sur laquelle était présentée les armoiries ensanglantées de sa famille et la froissa précipitamment.
    Henry porta alors immédiatement ses deux mains à son front, signe de désespoir et d’énervement intense. Il resta silencieux un petit moment, avant de se précipiter rapidement vers son secrétaire resté immobile. Dans un élan de colère certain, Henry plaqua violement ce dernier contre le mur en le maintenant par le col de son habit. IL le fusilla du regard tout en répliquant d’une voie très sérieuse


    « -C’est une menace qu’il ne faut en aucun cas prendre à la légère Monsieur Cromwell ! Je…Je veux que vous vous en occupiez personnellement. Toute erreur de votre part pourra être fatale au Royaume et je ne pourrais vous pardonner d’aucun écart à ce sujet. Me suis bien-je fais comprendre ? »

    Sa Majesté le regarda intensément son secrétaire. Il lâcha alors Thomas et s’éloigna de lui en faisant les cent pas. Il garda le silence un court instant, avant de finalement reprendre la parole d’une voie tout aussi énervée et colérique.

    « -Les écrits de ce…misérable ne doivent en aucun cas paraitre aux yeux du peuple ! »

    Le roi serait visiblement impardonnable face à ce nouveau problème qu’il estimait de grande importance ! Il était inenvisageable qu’un soulèvement est lieux !
    Suite à l’élèvement du son de la voie du roi, le serviteur gardant l’entrée de la salle du conseil se précipita à l’intérieur, de crainte que quelque chose ne lui soit arrivé. Apparemment gêné, surprit et complètement désemparé, il tenta de répliquer d’une voie tremblante : « Votre Majesté… Est-ce que… ? » . Bien que l’intention du serviteur fût bonne, le souverain ne l’entendit pas de cette oreille, et, tout en se retournant brusquement vers la porte d’entrée, il répliqua violement :


    « -Sortez ! »

    Le serviteur sursauta légèrement mais disparu aussi rapidement qu’il était apparu.
    Sa majesté eu un soupire d’exaspération avant de finalement reporter toute son attention sur son secrétaire. Tout en s’approchant de nouveau vers lui, Henry lui tendit son doigt menaçant tout en répliquant d’une voie ferme, les sourcils froncés :


    « -Je vous ordonne de trouver cet énergumène le plus rapidement possible Monsieur Cromwell. Quant à sa punition, je tiens à ce qu’elle soit douloureuse, lente et publique… »

    Sa majesté le dévisagea d’un air entendu, attendant une quelconque réaction de la part de Thomas…
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Thomas Cromwell

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MessageSujet: Re: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Lun 30 Mai - 1:58



    Cromwell resta silencieux, tout comme le Roi, abasourdi par cette accablante nouvelle. Mais le Secrétaire sentait la rager bouillonner à l'intérieur du souverain, si bien qu'il ne tardera pas à la laisser s'exprimer en se levant brusquement de son fauteuil, qui tomba à la renverse. Sa haine le faisait bafouiller, alors que le Secrétaire restait inexorablement silencieux.

    « - C’est Inadmissible ! Co…Comment peut-il oser ?!... »

    Henry se rua sur Thomas et le plaqua contre le mur tout en serrant le col de son manteau. Le Secrétaire était maintenant si proche du Roi qu'il sentait son souffle nerveux fouetter son visage crispé par une grimace apeurée. Les yeux du souverain étaient injectés de sang et son visage était maintenant déformé par un air de profond dégoût mêlé à de la confusion et de la colère. Le Secrétaire avait du mal à reprendre son souffle, d'abord surpris par la violence du Roi à son égard, et surtout à cause de la poigne puissante d'Henry qui serrait si fort le col de son manteau que cela étranglait quelque peu son humble serviteur. Le Roi s'adressa à Thomas à voix basse, sur un ton menaçant.

    « -C’est une menace qu’il ne faut en aucun cas prendre à la légère Monsieur Cromwell ! Je…Je veux que vous vous en occupiez personnellement. Toute erreur de votre part pourra être fatale au Royaume et je ne pourrais vous pardonner d’aucun écart à ce sujet. Me suis bien-je fais comprendre ? »

    Henry lâcha alors le col du Secrétaire, ce qui lui permit de reprendre son souffle. Ce dernier se redressa et rajusta le col de son manteau en fronçant les sourcils. Soulagé d'avoir échappé à la sanction corporelle, il était pourtant déçu de voir que le Roi avait la mémoire courte et oubliait parfois de le remercier de tous ses efforts, passant plus souvent à côté des réussites du Secrétaire et accordant trop d'attention aux rares problèmes qui se produisaient. Pendant ce temps, le Roi faisait les cents pas, toujours sous le regard serein de Cromwell, qui réfléchissait. Le Roi ne lui accorderait pas de coup d'essais et il s'en remettait entièrement à lui.

    « -Les écrits de ce…misérable ne doivent en aucun cas paraitre aux yeux du peuple ! »

    Le visage de Cromwell se déforma à nouveau. Le secrétaire fit la moue... A vrai dire, le pamphlet avait déjà été publié. Cependant, il avait d'autres informations à communiquer au Roi mais fut interrompu par un serviteur, alarmé par les cris de rage du Roi, venant s'inquiéter de la sécurité de son souverain. Thomas souhaita alors prendre la parole, mais sa Majesté fut plus rapide que lui. Ce dernier le pointa du doigt, après avoir hurlé sur le valet un peu trop curieux, d'un air menaçant.

    « -Je vous ordonne de trouver cet énergumène le plus rapidement possible Monsieur Cromwell. Quant à sa punition, je tiens à ce qu’elle soit douloureuse, lente et publique… »

    Thomas resta impassible. Il se mordilla la lèvre inférieur avant de prendre une grande bouffée d'oxygène (et de courage).

    « Votre Majesté, j'ai bien peur que ce Pamphlet ait déjà été publié dans un nombre très limité d'exemplaires... A ce propos, j'ai fait écrire deux textes concernant cette affaire. Le premier déclare que tout possesseur de ce Pamphlet sera accusé de Haute Trahison et jugé au bon vouloir de Sa Majesté. Le second, lié au premier, invite à la délation des possesseurs de ce pamphlet, qui offense Notre Roi, ainsi que l'Ordre Divin par qui le Souverain a été envoyé sur Terre. Chaque personne manquant à ce devoir sera aussi déclarée coupable de Haute Trahison. Nous avons déjà récolté dix-sept noms au moment où je vous parle. J'ai aussi confié à Richard Rich la tâche d'enquêter sur les possesseurs de ce pamphlet et il m'a assuré que cet horrible document n'avait pas eu le temps de se propager dans tous les quartiers de Londres et il n'a constaté aucun signe de soulèvement.»

    Conscient que ce n'était pas vraiment ce à quoi s'attendait le Roi, Thomas adopta un ton qui se voulait rassurant. Il voulait lui montrer qu'il avait déjà prit l'initiative d'endiguer ce début de rébellion et qu'il mettrait tout en oeuvre afin de préserver Sa Majesté, ce que tout bon et loyal serviteur devrait faire. Cromwell se rapprocha du Roi.

    « Il y a autre chose Votre Majesté... D'après mes informations, l'auteur serait un avocat : Maitre John Wilford. J'ai ordonné son arrestation, il va être sous peu conduit à la Tour où je mènerai un interrogatoire afin d'obtenir plus d'informations...»

    Voilà, Cromwell avait exposé toute la situation ainsi que toutes les initiatives qu'il avait prit pour limiter les dégât. Maintenant que le Roi était au courant, le Secrétaire n'avait plus qu'à attendre une quelconque réaction de la part de son Maître, bien qu'il craignait de le voir encore une fois repartir dans une crise de folie après ces nouvelles peu encourageantes.

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Henry Tudor
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MessageSujet: Re: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Lun 30 Mai - 15:58

    Henry était donc resté debout depuis que Thomas Cromwell l’avait tenu informé de cette nouvelle accablante ! Le roi était très énervé mais espérait que des dispositions suffisantes soient rapidement prises afin d’éviter d’aggraver la situation et afin d’empêcher toute diffusion de ce pamphlet contre Sa Majesté. Toutefois, Monsieur Cromwell répondit ce que le Roi n’avait nullement envie d’entendre et le souverain aurait préféré que les paroles suivantes de son secrétaire ne soient qu’une terrible plaisanterie «Votre Majesté, j'ai bien peur que ce Pamphlet ait déjà été publié dans un nombre très limité d'exemplaires... A ce propos, j'ai fait écrire deux textes concernant cette affaire. Le premier déclare que tout possesseur de ce Pamphlet sera accusé de Haute Trahison et jugé au bon vouloir de Sa Majesté. Le second, lié au premier, invite à la délation des possesseurs de ce pamphlet, qui offense Notre Roi, ainsi que l'Ordre Divin par qui le Souverain a été envoyé sur Terre. Chaque personne manquant à ce devoir sera aussi déclarée coupable de Haute Trahison. Nous avons déjà récolté dix-sept noms au moment où je vous parle. J'ai aussi confié à Richard Rich la tâche d'enquêter sur les possesseurs de ce pamphlet et il m'a assuré que cet horrible document n'avait pas eu le temps de se propager dans tous les quartiers de Londres et il n'a constaté aucun signe de soulèvement ».
    A cette annonce, le Roi dévisagea intensément Thomas afin de déceler un signe de plaisanterie ; or, son secrétaire semblait malheureusement plus sérieux que jamais ! Le roi ne pu alors s’empêcher de se pincer exagérément ses lèvres et d’un un nouvel excès de colère, il répliqua :


    « - Etes-vous en train de me dire que cette abomination a déjà été publiée ?! »

    Le souverain c’était légèrement rapproché de Thomas. L’annonce qu’il venait de lui faire était terrible et le Roi en fut très inquiet. La plus grande crainte de Sa Majesté était certainement de se voir expulser de son trône et ces derniers temps les appels au soulèvement et les regroupements contre le roi d’Angleterre se faisaient de plus en plus nombreux. Henry craignait donc pour sa vie et pour le bien-être tout entier de son Royaume.
    Le roi resta silencieux un court instant avant de finalement rebondir sur le nombre de personnes suspectées d’être coupable de Trahison …


    « -Dix-sept personnes ? Estimez-vous cela convenable Monsieur Cromwell ?... »

    En effet, Henry fut surprit de voir son secrétaire annoncer cela sur un ton si détaché. Thomas ne constatait apparemment aucun signe de soulèvement mais, pour le roi, s’en était déjà trop ! Si dix-sept personnes étaient déjà suspectées, le souverain se doutait pertinemment que des rumeurs couraient déjà à ce sujet.
    Non, le roi n’était pas content du tout ! Lorsque son secrétaire ajouta «Il y a autre chose Votre Majesté... D'après mes informations, l'auteur serait un avocat : Maitre John Wilford. J'ai ordonné son arrestation, il va être sous peu conduit à la Tour où je mènerai un interrogatoire afin d'obtenir plus d'informations... », Le roi ne pu contenir d’avantage sa colère et son regard s’obscurcit encore plus qu’il ne l’était déjà. Les yeux pétillants de colère et d’énervement, le roi répliqua à l’adresse de Thomas Cromwell :


    « -Asseyez-vous, voulez-vous ? »

    Cette phrase n’était nullement une question, mais un ordre donné. Tout en parlant, le roi avait indiqué d’un signe de la main le fauteuil qu’il avait précédemment renversé.
    Il attendit que son secrétaire redresse le mobilier et s’assoie. Rares étaient les fois ou Sa Majesté permettait à un sujet de la cours de s’assoir alors que lui, était debout. Si Henry réagissait aujourd’hui de la sorte, c’était qu’il avait l’intention de mettre les choses au clair et cela n’allait certainement pas mettre Monsieur Cromwell dans une situation très confortable.
    Une fois que Thomas fut installé face au bureau, Henry lui tourna le dos et répliqua d’une voie qui essayait de se faire calme :


    « - Force m’a été de constater que votre sérieux et ma confiance jusqu’à présent infaillible à votre égard commence à faiblir. »

    Lorsqu’il eut prononcé ces quelques mots, le roi se retourna brusquement face à son secrétaire.
    Les bras croisés contre son torse qui se soulevait à un rythme irrégulier suite à sa colère, le roi posa rapidement un doigt sur ses lèvres afin d’empêcher Thomas de parler. Car oui, le souverain se doutait fortement que son secrétaire allait se défendre immédiatement ; or, il n’avait pas finit de lui parler.
    Restant silencieux un court instant, le roi poursuivit, son regard pénétrant rivé dans les yeux de Monsieur Cromwell :


    « -Je ne veux pas savoir si cette affaire est un oublie de votre part ou si vous avez choisit délibérément de ne pas m’en parler, mais je suis très déçu de constater votre prise de décision solitaire beaucoup trop importante vis-à-vis des problèmes que peut rencontrer le Royaume… »

    Le roi souda un court instant le regard de son secrétaire fidèle. Il reprit sa respiration et posa ses deux mains sur le bureau afin d’y prendre légèrement appuie. Posté donc à quelques centimètres du visage de Monsieur Cromwell, il continua afin d’expliciter un tant soit peu ses paroles précédemment prononcées :

    « -Déjà, il y a quelques semaines, vous avez omis de me prévenir que le prince illégitime d’Ecosse était à la cour … Soit, ceci n’était pas d’une grande importance, mais j’estime que l’affaire que vous m’évoquez aujourd’hui ne pouvait être prise à la légère ! Vous auriez du m’en parler dès le début… »

    Le roi se redressa alors soudainement et recommença à faire les cents pas devant son bureau auquel était toujours assiégé Monsieur Cromwell. Sa Majesté resta muette un petit moment ; puis, il sortit de son habit la page du pamphlet qu’il avait précédemment froissé.
    Le roi retourna alors prêt de son bureau et la déplia brusquement devant les yeux de son secrétaire. Puis, tout en pointant un doigt sur la page abimée, il répliqua en regardant toujours aussi fixement Thomas :


    « -Ceci, sont les armoiries de ma famille Monsieur Cromwell, MA famille et j’aurai estimé tout à fait logique d’en avoir été informé immédiatement ; et ce, bien avant Monsieur Rich ! »

    La colère du roi reprenait peu à peu le déçu et sa voie commençait un monter crescendo.
    Henry fusilla du regard son secrétaire royal et s’éloigna de lui brusquement, laissant la page froissée sur le bureau.
    Sa Majesté resta silencieuse de longues minutes cette fois-ci ; essayant de retrouver un tant soi peu de calme.
    Une fois sa respiration contrôlée, le roi parla cette fois-ci sans prendre la peine de regarder son secrétaire :


    « -Il est en effet bien aisé de me tenir informé une fois l’auteur de ce pamphlet mis au fer et démasqué ; mais sachez que vous m’avez grandement déçu Thomas… »

    Une fois sa phrase terminée, Henry retourna d’un pas lent vers Thomas, et, tout en s’adossant de nouveau contre le bureau à l’aide de ses mains, il conclu rapidement, avec néanmoins antant de colère et de sérieux qu’au début de cette séance :

    « -En ce qui concerne la suite de cette affaire, je veux être au courant du moindre avancement, et si, ce dénommé John Wilford daigne ne rien dire, je me ferrai une joie de venir le voir en personne ! »

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Thomas Cromwell

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MessageSujet: Re: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Lun 30 Mai - 18:04



    « -Asseyez-vous, voulez-vous ? »

    Le ton de cette phrase n'avait rien d'une invitation. Sentant une sévère séance de remontrance arriver, Thomas fit la moue et obéit. Il redressa le fauteuil que le souverain avait fait tomber en se levant brusquement et s'assit, fixant le Roi avec une expression impassible, certes, mais dans laquelle on pouvait tout de même déceler une certaine crainte. Il n'était jamais bon de se trouver dans la même pièce qu'un Roi en colère...

    « - Force m’a été de constater que votre sérieux et ma confiance jusqu’à présent infaillible à votre égard commence à faiblir. »

    A ces mots, Cromwell sentit ses entrailles se déchirer. Lui qui sacrifiait sa vie pour le bien-être du Roi ainsi que la sauvegarde du Royaume se faisait humilier alors que d'autres Lords se prélassaient dans le luxe et la débauche, sans montrer leur intérêt pour la politique de l'Angleterre. Cromwell estimait cette accusation injuste, le Roi voyait toujours les mauvais côtés et ne prenait pas en compte les bons conseils de son secrétaire, qui avait, mieux que quiconque auparavant, su remettre le pays sur le bon chemin. Blessé par ces paroles, il souhaita réagir immédiatement.

    «Votre Majesté, je...»

    ... Mais il ne put continuer : le Roi lui posa l'index sur les lèvres. La situation pour Thomas était de plus en plus inconfortable. Il fronça les sourcils, écoeuré, lui qui pourtant avait l'habitude d'être humilié par le Roi. Son visage se déforma en une grimace contrariée et il plongea son regard dans celui du Roi. La rage pouvait se lire dans ses yeux injectés de sang, si bien que Thomas n'insista pas : il se rapprochait de plus en plus de la mise à mort.

    « -Je ne veux pas savoir si cette affaire est un oublie de votre part ou si vous avez choisit délibérément de ne pas m’en parler, mais je suis très déçu de constater votre prise de décision solitaire beaucoup trop importante vis-à-vis des problèmes que peut rencontrer le Royaume… »

    Allons bon ! Ces temps ci, le Roi était si souvent absent et tellement las de son poste que c'était Cromwell qui devait maintenir le bateau à flot ! Sans son secrétaire fidèle et diligent, le Royaume serait déjà perdu ! Ce fort sentiment d'injustice agaça Thomas, le Roi n'avait jamais de reconnaissance pour quiconque. Alors qu'il tournait ces pensées dans sa tête, le Secrétaire ne quittait pas le Roi des yeux, il s'était appuyé sur le bureau, se posant comme une figure dominatrice.

    « -Déjà, il y a quelques semaines, vous avez omis de me prévenir que le prince illégitime d’Ecosse était à la cour … Soit, ceci n’était pas d’une grande importance, mais j’estime que l’affaire que vous m’évoquez aujourd’hui ne pouvait être prise à la légère ! Vous auriez du m’en parler dès le début… »

    Caleb... Il ne manquait plus que lui ! Cette erreur minime allait lui coûter sa place, Thomas en était certain. Cependant, il y avait dans la phrase du Roi quelque chose qui fit réagir le Secrétaire. Mais avant qu'il ne puisse ouvrir la bouche, le Roi enchaîna, brandissant la première page où étaient représentées ses armoiries ensanglantées.

    « -Ceci, sont les armoiries de ma famille Monsieur Cromwell, MA famille et j’aurai estimé tout à fait logique d’en avoir été informé immédiatement ; et ce, bien avant Monsieur Rich ! »

    Après ce nouvel excès de colère, le Roi s'efforça de reprendre son souffle et de se calmer. Il souffla bruyamment pendant plusieurs secondes comme pour évacuer son trop-plein de rage, tout en fixant silencieusement son secrétaire.

    « -Il est en effet bien aisé de me tenir informé une fois l’auteur de ce pamphlet mis au fer et démasqué ; mais sachez que vous m’avez grandement déçu Thomas… En ce qui concerne la suite de cette affaire, je veux être au courant du moindre avancement, et si, ce dénommé John Wilford daigne ne rien dire, je me ferrai une joie de venir le voir en personne ! »

    Thomas venait de subir la pire remontrance de sa carrière. Il savait depuis le début que la voix qu'il avait empruntée était dangereuse, mais pas à ce point. La cour le détestait car il était pour beaucoup l'homme qui tirait les ficelles du royaume dans l'ombre du Roi, et le Roi le détestait aussi maintenant car selon lui il n'était pas efficace... Alors qu'il suffirait que le secrétaire parte pendant 3 jours pour que le pays soit au bord de la ruine. Le Roi était maintenant étrangement silencieux, mais il fixait toujours Cromwell d'un oeil malveillant. Thomas reprit la parole, dans un élan de courage.

    « Si je puis me permettre Majesté, j'ai reçu ce document il y a tout juste deux heures, il a été publié peu de temps avant, et dans un nombre très faible d'exemplaires. J'ai voulu vous l'apporter, mais votre Valet m'a empêché d'accéder à vos appartements malgré l'urgence de la situation. Etant donné votre... Indisposition, et souhaitant que cela ne s'ébruite pas, j'ai prit l'initiative d'organiser l'inquisition. J'ai rédigé des textes en votre nom, j'ai commandé une enquête et je me charge des témoignages, des délations ainsi que des arrestations. Je vais immédiatement mener l'interrogatoire à la Tour, Votre Majesté.»

    Le secrétaire avait lâché tout ce qu'il avait sur le coeur. Après avoir prononcé ces paroles, il se rendit compte, mais trop tard, qu'il pouvait offenser le Roi. Cependant, Cromwell savait que le Roi réagissait de la sorte car il était terrifié de perdre son trône et insulté de voir sa lignée traînée ainsi dans la boue. Au fond, Cromwell était persuadé que le Roi savait que son Secrétaire avait fait les bons choix et qu'il avait été tout aussi surpris de voir ce genre de pamphlet naitre à Londres. Thomas baissa la tête, dégoûté de se savoir dorénavant si peu estimé par le Roi, et convaincu d'avoir fait les bons choix. Il n'avait fait que très peu d'erreurs dans sa carrière, et s'était toujours occupé diligemment des affaires du Royaume.

    «Votre Majesté... J'ai fait exactement ce que vous auriez pu attendre de moi dans ce genre de situation, car je suis et restait à jamais votre fidèle et aimant serviteur.»

    Cromwell était sincère, il l'était toujours en présence du Roi, qu'il considérait jusqu'alors comme étant un ami et un allié. Pour lui, perdre l'amour de son Roi était pure que de perdre la vie... Cromwell fit une révérence, humblement et simplement, le visage marqué par la fatigue et le désespoir.

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MessageSujet: Re: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Lun 30 Mai - 19:04

    Le roi resta silencieux un petit moment. Son regard toujours rivé dans celui de son secrétaire, Henry attendait patiemment une réponse de ce dernier. Thomas Cromwell avait déjà fait face de nombreuses fois aux colères du roi et s’en étant toujours sortit indemne. Oui, ce dernier avait de la chance. Mais était-ce véritablement de la chance ? Non, je ne dirais pas cela ; Monsieur Cromwell était un des conseillers le plus fidèle et le plus efficace du royaume et Sa Majesté saurait difficilement s’en passer. Aujourd’hui, même si la confiance du Roi était plus tangente vis-à-vis de son secrétaire, Thomas lui restait malgré tout indispensable pour s’occuper du Royaume. Il en avait besoin et il ne pouvait pas se permettre de le condamner aussi aisément qu’il pourrait le faire avec un autre sujet de la cour…Malgré tout, Henry ne se gênait nullement à le convoquer ou à le punir d’une certaine façon si ce dernier commettait des erreurs ou se révélait trop entreprenant.
    Bref, aujourd’hui était une nouvelle journée pénible où le Roi s’était levé de mauvais poil ; Pourtant, le souverain, malgré ses élans de colère envers son secrétaire, savait au fond de lui, qu’il n’allait pas sanctionner Thomas de façon corporel…
    Sa Majesté écouta donc attentivement la réponse qui finit par sortir de la bouche de Maitre Cromwell «Si je puis me permettre Majesté, j'ai reçu ce document il y a tout juste deux heures, il a été publié peu de temps avant, et dans un nombre très faible d'exemplaires. J'ai voulu vous l'apporter, mais votre Valet m'a empêché d'accéder à vos appartements malgré l'urgence de la situation. Etant donné votre... Indisposition, et souhaitant que cela ne s'ébruite pas, j'ai prit l'initiative d'organiser l'inquisition. J'ai rédigé des textes en votre nom, j'ai commandé une enquête et je me charge des témoignages, des délations ainsi que des arrestations. Je vais immédiatement mener l'interrogatoire à la Tour, Votre Majesté ». Henry ne pu s’empêcher de serrer les poings quand il entendit les paroles, à son gout, un peu trop déplacées, de Thomas. Il se sentit d’ailleurs quelque peu offensé ; Pourtant, le roi se jura de ne pas le sanctionner corporellement –bien que l’envie lui fut grande à ce moment là^^- . Le souverain resta donc silencieux, mais bouilla intérieurement. Il ferma les yeux un court instant tout en faisant les cent pas.
    Puis, après quelques minutes de réflexion, Henry répliqua d’un ton tout aussi colérique :


    « -Voulez-vous dire que toutes les démarches que vous avez entreprit là…Que ce… John Wilford ainsi que les dix-sept personnes suspectées, ont été arrêtées dans ce délai de deux heures, Monsieur Cromwell ?! »

    Henry avait parlé d’une voie qui se voulait incomprise, les sourcils levés, il avait du mal à croire à cette ‘excuse’ venant de la part de Thomas. Reprenant une nouvelle fois sa respiration, il dévisagea intensément son secrétaire et se reposta une nouvelle fois devant lui en prenant appuie contre le bureau à l’aide de ses mains. Quelques minutes après, il répliqua d’une voie forte et sévère

    « -Je n’apprécie guère que l’on me mente, et vous le savez, n’est-ce pas ? Alors, me jurez-vous sur votre vie que ce que vous venez de me dire est véridique ? »

    Le roi attendit impatiemment une réponse sincère de son secrétaire. Henry avait les moyens de savoir et de prouver ce qu’avançait actuellement Thomas ; et tout mensonge venant de sa part serrait inévitablement sanctionnable ; car, il était évident que Sa Majesté détestait qu’on rigole de sa personne et qu’on s’amuse de lui. Le roi le fusilla donc du regard, attendant sa réponse qu’il espérait positive.

    Ensuite, Thomas reprit la parole, et dans une révérence respectueuse et soumise, il prononça ces quelques mots «Votre Majesté... J'ai fait exactement ce que vous auriez pu attendre de moi dans ce genre de situation, car je suis et restait à jamais votre fidèle et aimant serviteur ». Contre toute attente, Sa Majesté prit légèrement pitié de son secrétaire. Il soupira bruyamment avant de répondre d’un ait entendu mais légèrement agacé :

    « -Je le sais Monsieur Cromwell, je le sais…Maintes fois vous me l’avez prouvé et je vous en remercie Mais… »

    Le roi reprit un instant son souffle, avant de reporter toute son attention sur Thomas et de poursuivre sa phrase qu’il avait stoppé momentanément

    « -…Les temps changent Thomas ; la situation au Royaume devient de plus en plus difficile, je crains aujourd’hui la révolte du peuple et vous connaissez mieux que personne les problèmes divers et nombreux dans lequel l’Angleterre se trouve… »

    Le roi avait parlé sans tabou et disait là l’entière vérité. Henry avait très peur de la situation actuelle et avait du mal à gérer tous les problèmes du Royaume. Pourquoi diable tout cela ne pouvait-il pas être plus simple ?
    Henry resta silencieux un long moment. Il se dirigea vers la fenêtre à laquelle était posté son secrétaire avant sa venue et resta pensif de nombreuses minutes en regardant par la fenêtre.
    Le souverain soupira alors une énième fois ; puis, il revint vers son secrétaire et se posta de nouveau en face de lui.


    « -Je vous accorde donc toujours ma confiance et je vous conjure de poursuivre vos actions le plus justement et dans le plus grand intérêt de notre Royaume ! »

    Le roi avait parlé avec un calme et une honnêteté qui ne lui ressemblait pas. On sentait là toute la fatigue, l’agacement et l’impuissance qui pesait ces derniers jours sur ses épaules.
    Le souverain regarda son plus grand conseiller d’un œil entendu et son regard azur se perdit de nouveau dans diverses pensées.
    Après un nouveau silence bref, Henry reprit la parole en retrouvant toutefois son autorité et son ton sans appel


    « -J’insiste néanmoins sur le fait que j’attends beaucoup de vous et je ne veux en aucun cas être déçu ! C’est pour cette raison que je tiens à être informé de tout ; m’entendez-vous ?! N’ayez pas trop la prétention de toujours penser avoir la bonne réponse face aux problèmes, car une erreur est vite arrivée et, en ces temps pénibles, toute erreur serra difficilement pardonnable. »

    Sa Majesté était très claire. Henry n’acceptera aucune erreur car sa clémence et son indulgence avaient des limites ! Il remettait ainsi donc son secrétaire à sa place et espérait qu’il eut été assez clair.
    Le roi regarda sévèrement Monsieur Cromwell, puis reprit de nouveau la parole ;


    « -Ceci est un avertissement et j’espère que vous l’aurez comprit ! N’oubliez pas que je reste votre Roi, Monsieur Cromwell, et que de telles affaires doivent m’être soumises avant quiconque … ! »

    Tout en parlant, Henry avait de nouveau porté son doigt sur le papier froissé. Il n’en oubliant pas l’importance de cette affaire et l’injure qui lui avait été faite !
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Thomas Cromwell

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MessageSujet: Re: La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL} Lun 30 Mai - 20:07




    Cromwell avait un peu exagéré ces propos, et le Roi avait relevé cette maladresse. Toutefois, ce "mensonge" était plutôt plausible, avec des explications adéquates que Thomas ne tarderait pas à fournir, une fois que le Roi eut terminée sa question, qu'il avait prononcé sur un ton interrogateur et suspicieux.

    « -Voulez-vous dire que toutes les démarches que vous avez entreprit là…Que ce… John Wilford ainsi que les dix-sept personnes suspectées, ont été arrêtées dans ce délai de deux heures, Monsieur Cromwell ?! »

    D'un air sérieux et calme, Cromwell regarda le monarque, prêt à dérouler un tapis d'explications.

    « Votre Majesté, les dix-sept noms que j'ai obtenu m'ont été donnés par Sir Walter Turner, un noble de Londres, un vrai et bon Anglais, qui a, à sa grande surprise, reçu une copie de ce pamphlet. Selon lui, l'auteur aurait écrit seul le pamphlet et en aurait envoyé des reproductions à quelques nobles de Londres pour qu'ils s'engagent à vous renverser. Ces noms ne sont que des hypothèses, rien n'indique avec certitude que ces dix-sept nobles aient reçu ce document, Votre Altesse.»

    Cromwell ouvrit son porte document et en sorti un papier où figuraient des noms, il avait préparé cette entrevue au maximum et avançait là une preuve irréfutable, même si en vérité, cela faisait plus de trois heures que Cromwell s'occupait de cette affaire. Il porta la liste au Roi. Thomas ne reconnaissait pas tous les noms de cette liste, néanmoins, certains noms laissaient entendre que Sir Walter Turner avait raison.

    « Ces personnes sont donc actuellement recherchées par Mr Rich et seront conduites à la tour afin d'être interrogées selon votre bon plaisir, Votre Majesté. Quant aux textes que j'ai fait écrire, ils ne sont pas encore officiels, mais nous devrions obtenir plus d'informations lors de leur publication, si Votre Majesté souhaite les signer en personne.»

    Thomas parlait sur un ton plus naturel, très calme et très posé, comme à son habitude. Il voulait à la fois rassurer le Roi et assurer ses arrières. Afin d'accentuer cette volonté de bien faire, Cromwell s'excusa à nouveau et fit une révérence, ce à quoi le roi répondit :

    « -Je le sais Monsieur Cromwell, je le sais…Maintes fois vous me l’avez prouvé et je vous en remercie Mais…Les temps changent Thomas ; la situation au Royaume devient de plus en plus difficile, je crains aujourd’hui la révolte du peuple et vous connaissez mieux que personne les problèmes divers et nombreux dans lequel l’Angleterre se trouve… »

    Le Roi disait vrai, et cet affreux pamphlet en était la preuve. Le peuple était toujours très difficile à satisfaire, et surtout dans l'état actuel des choses : les caisses étaient presque vides ! Les remplir allait devenir le premier objectif de Cromwell, cela ne faisait aucun doute, car un pays pauvre est un pays condamné, et les dangereux "voisins" de l'Angleterre que sont les Français, les Ecossais et les Espagnols ne tarderaient pas à s'unir pour terrasser une autre puissance européenne. Le Roi continua de parler, coupant le monologue interne du secrétaire à ce sujet.

    « -Je vous accorde donc toujours ma confiance et je vous conjure de poursuivre vos actions le plus justement et dans le plus grand intérêt de notre Royaume ! J’insiste néanmoins sur le fait que j’attends beaucoup de vous et je ne veux en aucun cas être déçu ! C’est pour cette raison que je tiens à être informé de tout ; m’entendez-vous ?! N’ayez pas trop la prétention de toujours penser avoir la bonne réponse face aux problèmes, car une erreur est vite arrivée et, en ces temps pénibles, toute erreur serra difficilement pardonnable. »

    Si la première partie de cette déclaration était plutôt rassurante, la seconde sonnait plus comme un avertissement. Cependant, le Secrétaire sentait que le souverain éprouvait de la pitié et de la reconnaissance envers son plus fervent serviteur. Sans rien dire, Cromwell acquiesça en bloc, s'estimant heureux d'en sortir indemne.

    « -Ceci est un avertissement et j’espère que vous l’aurez comprit ! N’oubliez pas que je reste votre Roi, Monsieur Cromwell, et que de telles affaires doivent m’être soumises avant quiconque … ! »

    «Bien Votre Majesté.»




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La vie d'un souverain n'est pas chose aisée {PV: T. CROMWELL}

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