Henry VIII, jeune roi plein d'ambition, prend le trône d'angleterre. C'est un regne plein d'intrigues qui se prépare.
 
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Retrouvailles... (Ft Alejandro)

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Thomas Cromwell

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MessageSujet: Retrouvailles... (Ft Alejandro) Mer 11 Mai - 18:16




    Le bureau du secrétaire Thomas Cromwell. Un endroit modeste pour un administrateur de génie tel que lui. Cromwell était assis derrière son imposant bureau en bois, sur lequel jonchaient des dizaines et des dizaines de parchemins qu'il devait lire et signer, des ordres d'arrêt ou d'exécution, des lettres de remerciement pour des présents offerts au Roi, pour la plupart. Cette tâche était harassante, mais Thomas aimait travailler et se rendre utile aux yeux de son Maître, le Roi Henry VIII, qu'il aimait et respectait profondément. Dans un geste très mécanique, il saisit un nouveau document qu'il lu à la lumière que lui procurait la petite lucarne qui surplombait son siège. Encore un énième ordre d'enquête religieuse, suite à la vague d'hérésie qui déferlait sur le Royaume.
    Cromwell s'empara de sa plume, signa au nom du Roi puis soupira et en se saisissant d'une petite coupelle de cire, afin d'apposer sur cette lettre le seau royal. Puis il plia délicatement la précieuse missive et la posa sur la pile des affaires traitées.

    La fatigue se faisait sentir, sa journée avait été longue et fastidieuse, au point même qu'il lâcha sa plume, bailla en s'étirant, avant de porter ses mains sur son visage afin de se masser délicatement le front, comme pour atténuer un mal de tête. Il s'apprêtait à reprendre son travail lorsqu'un serviteur du palais entra dans son bureau. Cromwell lança un regard dans sa direction, avec un air interrogateur.


    << Maître Cromwell, son excellence Alejandro de Baiona est ici, déclara simplement le serviteur.

    Cromwell ne bougea pas, intrigué par le manque d'initiative du serviteur. Il prit soin de remettre son lourd collier en or, symbole de son rang, afin d'être un peu plus présentable en présence de ce visiteur de prestige. Thomas se racla bruyamment la gorge.

    - Eh bien, qu'attendez vous ? Faites le entrer !

    Il n'eut pour seule réponse qu'un léger coup de tête approbateur. Le serviteur invita le visiteur à entrer, alors que Cromwell se levait de son siège. Alejandro entra dans la pièce, accueilli par un grand sourire sincère de son ami de longue date, qui approcha, les bras grands ouverts afin de lui faire l'accolade.

    - Alejandro ! Mon vieil ami ! Je suis très heureux de vous revoir enfin.

    Les deux hommes s'étaient perdus de vue il y a fort longtemps, lorsque Cromwell avait déserté de l'armée française. A vrai dire, Alejandro avait énormément changé, il était très jeune à cette époque, et n'avait pas autant de prestance. Cromwell était véritablement heureux de le revoir en bonne santé, il n'avait pour ainsi dire, aucun ami. A la cour, tout est faux, tout est protocolaire, les sourires cachent des poignards et le malheur des uns fait le bonheur des autres. Cromwell laissa ses mains sur les épaules de son ami de longue date et sourit de plus belle.

    - J'ai eu vent de votre nomination en tant qu'Ambassadeur de l'Empereur Charles Quint, et je vous adresse mes plus sincères félicitations, mon ami. Votre coeur vogue t-il toujours sur les flots dangereux de l'océan ?>>



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Alejandro de Baiona

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MessageSujet: Re: Retrouvailles... (Ft Alejandro) Ven 13 Mai - 22:21

« Don Alejandro n'avait tenu que trois jours. Au quatrième, il partait rejoindre son navire amarré au port de Londres. Le bâtiment « El Miño » était une frégate de toute beauté : de taille moyenne, avec un pont d’artillerie portant des pièces de calibre de 24 livres et des affûts sur le pont supérieur. Le jeune capitaine l'avait à maintes reprises modifiée, soit par temps de guerre, soit par soucis de meilleure performance, de sorte que le vaisseau se trouvait désormais être plus rapide et manœuvrable tout en gardant une grande autonomie, un grand rayon d’action et des capacités militaires importantes. Le galicien avait perdu l'habitude d'être sur la terre ferme pour une durée prolongée, car en sa qualité de corsaire, il était emmené à naviguer constamment. De ce fait, « El Miño » était alors fortement actif car maintenu opérationnel en permanence, contrairement aux grands navires de ligne qui eux étaient souvent désarmés et maintenus dans les ports, en temps de paix, car le coût de leur entretien était prohibitif. Lors des conflits armés, Alejandro était chargé par l'Empereur d'effectuer des missions de reconnaissance; il remplissait le rôle d’aviso. Suivant les envies de ses supérieurs, il convoyait les ordres et les messages importants. Bien entendu, le corsaire devait attaquer si nécessaire les convois commerciaux en pratiquant la guerre de course.

Le matin,très tôt, le diplomate s'était entretenu avec un marin anglais. Ce dernier avait été autrefois un forban, une sorte de pirate qui se livrait à des expéditions armées sur mer pour son propre compte, sans lettre de course. Aarò l'avait immédiatement reconnu, mais le britannique Willer s'était bâti une nouvelle réputation, plus honorable. Il n'en restait pas moins extrêmement brillant et ingénieux. Le corsaire galicien éprouvait un vif respect pour les Anglais en matière de conception navale. La flotte du roi Henri VIII n'était pas l'une des plus puissantes au hasard. Alors au lieu de réfuter cette suprématie incontestable, Baïona préférait en connaître l'origine et les fondements. Il avait demandé à Willer de pratiquer quelques arrangements sur son vaisseau, car celui-ci avait été légèrement touché lors d'une précédente bataille. Les deux marins avaient longuement conversé sur le coup des finances et le temps nécessaire à ces changements, mais puisque le galicien devait rester sur terre pour un moment, ce dernier point n'avait pas été source de problèmes.

Avant les douze coups de midi, Alejandro s'en était retourné dans la demeure royale. A son passage, il ne pouvait ignorer les regards soupçonneux qui se posaient sur lui. Premièrement, il était un étranger et cela suffisait à emmener sur sa personne quelques doutes. Deuxièmement, sa réputation était controversée, et certains allaient même jusqu'à le qualifier de pirate. Évidemment, le jeune homme dépréciait cette appellatif, le trouvant infondé. Même si il ne pouvait rien faire contre la xénophobie, il tenait à ce que son nom ne soit point sali par quelques commérages. Alejandro appartenait à la haute noblesse espagnole tout de même! Le capitaine n'agissait pas pour son propre compte, il était encore moins un hors-la-loi qui parcourait les mers et qui pillait, violait et bien souvent tuait sans distinction de nationalité. Le corsaire était tenu par sa lettre de marque de n'attaquer exclusivement que les ennemis de son souverain, respectant les neutres et toujours ses propres concitoyens. Mais il était vrai que parfois, la limite entre corsaire et pirate était dangereusement mince. Ne disait-on pas qu'un corsaire était un « pirate légal »?

Alejandro, après être revenu à la cour, s'en était allé observer la belle et pieuse Mary Tudor. Le garçon aimait son allure gracieuse. Puis, discrètement, le corsaire s'était rendu dans une église afin de prier son Dieu qu'il aimait tant. Quant à la réforme qui partageait l'Angleterre, le galicien ne préférait donner aucun avis. Il ne s'agissait pas de sa nation, après tout. Et comme l'Espagne était très fervente, il en était fort aise. Plus tard, dans la soirée, le Duc s'était décidé à rendre visite à son vieil ami, Thomas Cromwell. Il ne l'avait pas revu depuis de longues années maintenant. Et comme depuis son arrivée dans la capitale, le capitaine avait agi de manière fine et discrète, afin que rien ne s'ébruite. Mais parfois, il était bien difficile d'empêcher les mauvaises langues de parler, et encore plus de les faire taire. Aarò fit son entrée dans l'office de cet honorable Thomas, et le galicien était réellement ravi de le revoir. Une grande amitié le liait à cet homme. Alejandro se montra fort enthousiaste lors de l'étreinte, montrant ainsi toute la joie qu'il avait d'être en sa compagnie. « Mi amigo... C'est un grand plaisir pour moi que de vous retrouver ici. Beaucoup trop d'années sont passées sans que nous ne nous soyons vus. » Le Duc s'inclina légèrement sous les compliments de son ami, et il répondit : « Je vous remercie, vous êtes toujours si aimable. Vous avez vu juste, mon cœur appartient définitivement à l'océan. Ah, mon cher Thomas! Quel plaisir. J'ai moi-même entendu quelques chants de vos louages, même sur les flots! Cela ne me surprend guère, vous êtes un homme fort clairvoyant. Je suis ravi de votre ascension, et du poste honorable que vous occupez. Il est tout à fait digne de votre habile personne. » Le jeune homme fit une pause. Puis il reprit : « Un poste bien dangereux néanmoins... Mais Thomas Cromwell est homme à écarter tout obstacle, cela devrait se savoir. Nous avons tant de choses à nous dire! Mais je ne voudrais pas déranger un homme de votre importance, mon ami. J'aimerais quand même entendre le récit de votre parcours depuis notre séparation, por favor. »
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Thomas Cromwell

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MessageSujet: Re: Retrouvailles... (Ft Alejandro) Sam 14 Mai - 15:34




    « Mi amigo... C'est un grand plaisir pour moi que de vous retrouver ici. Beaucoup trop d'années sont passées sans que nous ne nous soyons vus. Je vous remercie, vous êtes toujours si aimable. Vous avez vu juste, mon cœur appartient définitivement à l'océan. Ah, mon cher Thomas! Quel plaisir. J'ai moi-même entendu quelques chants de vos louages, même sur les flots! Cela ne me surprend guère, vous êtes un homme fort clairvoyant. Je suis ravi de votre ascension, et du poste honorable que vous occupez. Il est tout à fait digne de votre habile personne. »

    Cromwell était heureux d'avoir des nouvelles de cet ami de longue date, et fier de constater que sa réputation avait traversé même les océans et les mers. Touché par les compliments sincères d'Alejandro, il voulut lui répondre, mais ce dernier changea radicalement de ton, adoptant un air beaucoup plus sérieux.

    « Un poste bien dangereux néanmoins... Mais Thomas Cromwell est homme à écarter tout obstacle, cela devrait se savoir. Nous avons tant de choses à nous dire! Mais je ne voudrais pas déranger un homme de votre importance, mon ami. J'aimerais quand même entendre le récit de votre parcours depuis notre séparation, por favor. »

    A ces mots, Thomas sourit. Il avait, par le passé, tendance à penser qu'il était parfois surestimé. Mais ce sentiment, inspiré par sa condition de fils de pauvre, s'estompait au fur et à mesure des tâches que lui confiait le Roi.

    «Ne soyez pas ridicule, Alejandro, restez. Il serait mal venu de vous mettre à la porte, asseyez vous, je vous en prie.»

    Il tendit la main, désignant un fauteuil qui se trouvait devant son bureau de Secrétaire. Pendant que son ami s'asseyait, Cromwell alla chercher une bouteille de vin qui reposait sur une étagère de la pièce, ainsi que deux verres à pied. Il déboucha la bouteille et vint s'asseoir derrière son bureau. Il remplit le verre d'Alejandro, après avoir rassemblé et déplacé quelques papiers et lui tendit avec un sourire. Une fois servi, Cromwell leva son verre, invitant le duc espagnol à trinquer.

    « A nos retrouvailles !»

    Cromwell porta le verre à ses lèvres et avala une gorgée de ce bon vin anglais. Il n'avait pas l'habitude de boire de l'alcool et pensait même ne jamais déboucher cette bouteille. Mais la visite d'Alejandro était un évènement que Thomas devait célébrer dignement. Il se lécha la lèvre supérieur afin de récolter une dernière goutte de ce liquide précieux et posa son verre.

    « Eh bien, je suis flatté de constater que vous avez une aussi haute opinion de moi Alejandro. Après la bataille de Garigliano, au cours de laquelle l'armée française fut écrasée, j'ai déserté et me suis réfugié en Italie où j'ai été engagé pour gérer les affaire de la famille Frescobaldi, une riche famille de marchands. Je suis resté presque huit ans là bas avant de rentrer au pays où je me suis marié. J'espère d'ailleurs avoir le privilège de vous présenter ma femme, Elisabeth, c'est une femme humble et honnête, je suis certain que vous la trouverez charmante. J'ai aussi un fils, Grégory... »

    Cromwell afficha un petit sourire. Pour lui, la famille était sacrée et il était fier de tout ce qu'il avait accompli jusque là. Il avala à nouveau une petite gorgée de vin avant de continuer le récit de son ascension. Il espérait d'ailleurs ne pas ennuyer son ami.

    « Peu de temps après, je rentrai au service de son Éminence le Cardinal Wolsey, je devais gérer son patrimoine et la plupart de ses affaires. Finalement j'ai été repéré par le Roi et je suis devenu son secrétaire particulier. Je gère un nombre incalculable d'affaires, si bien que je suis constamment débordé. ajouta Thomas, avant de se rendre compte que cela pouvait être mal compris. Mais mon travail peut attendre quelques temps. Alors, Alejandro, à votre tour. Racontez moi votre histoire.»


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